| (Lettre du P.NOIROT, en charge de la CARITAS)
Depuis la nuit du 19 au 20 septembre la Côte d'Ivoire connaît la guerre. Sur Abidjan, cela n'a duré que 24 heures, mais le Centre et le Nord de la C.I. sont occupés depuis cette époque. La ville de Bouaké, la 2e du pays s'est vidée de ses habitants. Plusieurs centaines de milliers se sont réfugiés dans le Sud. Les villes en zone de "demarcation" servent d'accueil et de transit : telles que Yamoussoukro, Sakassou, Didiévi, Brobo, M'bahiakro, Zuenoula ... Depuis la 1ère semaine, la Caritas est intervenue sur Abidjan pour apporter de l'aide aux blessés et familles dans les hôpitaux de la place. Elle a aidé à reloger les déguerpis de plusieurs quartiers précaires qui ont été brûlés, sensés habriter des rebelles. La deuxième semaine nous apportions de l'aide à Yamoussoukro,
Didiévi et M'bahiakro. Depuis nous avons fait plusieurs voyages
humanitaires dans les zones occupées : Sakassou, Bouaké,
Korhogo et tout le nord. La population ivoirienne a été
formidable de générosité. Jusqu'à aujourd'hui
les dons affluent encore. Ils se chiffrent à environ 200 Mais les besoins sont grands. Ce que nous apportons est une goutte d'eau
dans un océan de misère. Les tracasseries administratives
ne nous permettent pas d'apporter l'aide que nous désirerions.
Le dernier convoi sur Korhogo était de 19 tonnes que nous avons
déchargé dans Nous apportons essentiellement de la nourriture, des médicaments,
de l'argent, des objets de culte et des vêtements. Depuis 2 mois,
les gens n'ont plus de salaires. Les pourparlers de paix Nous envisageons des convois humanitaires sur les zones occupées de Bouna, Béoumi, Vavoua, Boundiali et Kouto. Nous comptons beaucoup sur vos prières et sur votre aide matérielle.
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